36ème édition de la journée nationale de l’arbre au Bénin

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36ème édition de la journée nationale de l’arbre au Bénin

Le premier juin de chaque année, le Bénin célèbre la journée nationale de l’arbre. A cette occasion, autorités politico-administratives et protecteurs de l’environnement mettent en terre des plants. Mais après ce geste utile, qu’en-t-il du suivi de ces arbres ?
« Celui qui plante un arbre n’aura pas vécu inutilement », c’est la citation que l’on entend au bout de toutes les lèvres chaque premier juin, journée nationale de l’arbre au Bénin. Comme chaque année, ce jour ne passe pas inaperçu. Autorités politico-administratives, agents des eaux et forêts et populations font le déplacement d’un ou des sites choisis pour la mise en terre de plusieurs plants. Dans toutes les communes du Bénin, ce sont des milliers de plants qui seront mis en terre. Si nous supposons que c’est cinq cent plants qui sont en moyenne mis en terre par commune alors que le Bénin en compte 77, on aura 38500 arbres plantés. Ce qui est un acte salvateur au regard de la déforestation, l’avancée du désert et des effets pervers du changement climatique. Depuis 1985, le Bénin célèbre la journée nationale de l’arbre et chaque premier juin, on sacrifie à la tradition. Avons-nous l’impression que le Bénin est un pays suffisamment recouvert d’espaces verts après plus de 34 ans de journées nationales de l’arbre célébrées ? Je pense que non ! Reboiser des espaces, c’est bien mais qu’adviennent-ils en réalité des plants mis en terre après le premier juin ? Dans tous les discours et allocutions de chaque premier juin « il ne suffit pas de planter un arbre, mais le plus important est d’assurer son suivi », combien parmi les planteurs reviennent suivre l’évolution de croissance de l’arbre ? De plus, tous les plants mis en terre pendant les campagnes de reboisement ne bénéficient pas tous de cadre de protection pour empêcher surtout les animaux en divagation de les brouter. Mettre en terre, un plant sans en assurer le suivi est une perte pour l’environnement et les générations futures.

‘’J’ai mis mon plant en terre bien encadré à la maison pour m’assurer qu’il ne finisse pas dans l’estomac d’un ruminant’’

Pour éviter de sacrifier la vie d’un plant innocent, « j’ai décidé de célébrer la journée nationale de l’arbre à ma manière, en plantant un citronnier bien encadré dans la cour de maison pour m’assurer qu’il ne finisse pas dans l’estomac d’un ruminant. Ainsi, je suis sûr de pouvoir lui accorder toute l’attention et tout le soin nécessaire à sa bonne croissance. Il ne suffit pas de reboiser chaque premier juin ou des jours après, mais de reboiser utile ». Plantons des arbres que nous sommes sûrs de protéger. Si nous devons le faire sur des espaces lointains des agglomérations ou au centre-ville, veillons à ce que ces plants soient bien encadrés pour qu’ils ne finissent pas dans le ventre des bêtes en divagation.

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Commentaires

ALINHLENON Mathieu
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Merci pour l'article. Comme vous avez su bien mentionner dans le texte, l'essentiel n'est pas de planter des arbres mais plutôt l'assurance de leur protection. Il faut que nos voix officielles puissent comprendre l'enjeu sous cet angle. Dépenser pour dépenser, ne sera que de gaspillage des ressources du pays.

Chams-Dine Baguiri
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Merci. Nous devons changer la donne et éviter les formalités. La célébration de la journée du 1er juin au Bénin doit nous permettre de lutter effectivement contre la déforestation mais rien ne se sent