Sortir les femmes victimes de violences de leur mutisme

Article : Sortir les femmes victimes de violences de leur mutisme
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14 mars 2021

Sortir les femmes victimes de violences de leur mutisme

Le 8 mars, le monde entier célèbre la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Occasion pour certains de célébrer les femmes, les magnifier et de réitérer leur engagement de veiller au respect de leurs droits. Le 8 mars est au Bénin cette journée attendue par tous, pour ramener sur le tapis l’actualité des droits des femmes.

Pourquoi forcément attendre le 8 mars pour se battre pour l’amélioration des conditions de vie des femmes ?

Revendiquer les droits des femmes n’est pas une affaire d’un seul jour. Cela doit être un combat du quotidien, une lutte perpétuelle. Peut-être même en ce moment précis où j’écris, une femme se fait battre, violer ou vit dans la souffrance quelque part dans le monde.

Selon un document du Fond des Nations Unis pour la population (UNFPA), publié en septembre 2017, la violence à l’égard des femmes et des filles est l’une des violations des droits fondamentaux les plus fréquentes dans le monde. Elle ne connaît pas de frontières, qu’elles soient économiques, sociales ou géographiques. À l’échelle mondiale, on estime qu’une femme sur trois sera victime de violences physiques ou sexuelles au cours de son existence.

Sur le site de Médecins du Monde, il est mentionné qu’au Bénin, les violences basées sur le genre (VBG) concernent la majorité des femmes et des filles. 69% des Béninoises disent avoir subi au moins une fois dans leur vie des violences. Les abus sexuels et les viols sont des faits graves et impactent l’ensemble du parcours de vie : ils englobent les souffrances physiques et mentales.

L’UNFPA va plus loin et signale que la violence basée sur le genre n’est pas uniquement une violation des droits de quelques femmes et filles. L’impunité dont jouissent les agresseurs et la peur engendrée par leurs actes affectent en effet toutes les femmes et toutes les filles. Cette forme de violence empêche les femmes et les filles de contribuer au développement international, à la paix et au progrès. Là où le bât blesse, c’est que ces femmes victimes de violences sont souvent condamnées à vivre dans la peur et à garder le silence toute leur vie.

Il faut qu’on fasse quelque chose pour inverser la tendance. Moi je suis de cette catégorie d’hommes qui se bat pour les Droits des Femmes. C’est pourquoi je chante et scande que la femme n’est pas un sexe faible, dont les droits devraient être bafoués.

La chanson que je propose est intitulée «Lutte contre les violences faites aux femmes». Approprions nous cette chanson, sensibilisons les femmes à sortir de leur mutisme pour dénoncer leurs agresseurs.

Le refrain de ma chanson qui appelle à zéro violence faite aux femmes est en langue nationale Bariba. Je vous fais une brève traduction pour ceux qui ne comprennent pas la langue bariba.

Tu bats ta femme, on ne peut pas te laisser faire et garder le silence.
Sauvons la femme violentée. On ne peut pas garder le silence.
Même pour les mutilations génitales, on ne peut pas garder le silence.
SOS! SOS! SOS!

Ecoutez la chanson, et partagez-là avec vos proches, pour sensibiliser aux violences contre les femmes victimes .

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